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Plats Healthy pour les mamans

Article: Que manger pendant l'allaitement (et que faut-il vraiment éviter ?)

Que manger pendant l'allaitement (et que faut-il vraiment éviter ?)

C'est l'une des premières questions qu'on vous pose après l'accouchement. Parfois avant même que vous ayez eu le temps de souffler.

"Tu allaites ? Alors fais attention à ce que tu manges."

Et aussitôt, une liste mentale commence à se former. Le café. L'alcool. Les épices. Le chou. Le chocolat. Les fruits de mer. On vous dit tout et son contraire, souvent avec beaucoup d'assurance et très peu de preuves. Résultat : vous vous retrouvez à manger du riz blanc et des carottes vapeur en vous demandant si votre bébé va tolérer que vous ayez osé mettre un peu de poivre.

La réalité est beaucoup plus nuancée — et beaucoup plus rassurante — que ce qu'on vous a dit.

La vérité sur l'alimentation pendant l'allaitement

Commençons par ce qui est vrai : votre corps est une machine extraordinairement bien conçue.

Pendant la grossesse, il a fait passer les nutriments essentiels au bébé en priorité, parfois au détriment de vos propres réserves. Pendant l'allaitement, il fait la même chose avec le lait. La composition de votre lait maternel est remarquablement stable — même si vous mangez imparfaitement, même si vous avez une journée où vous n'avez rien avalé de nutritif, votre lait reste un aliment complet et adapté à votre bébé.

Ce qui change avec votre alimentation, c'est vous — votre énergie, vos réserves, votre récupération. Pas la qualité fondamentale de votre lait.

Cela ne veut pas dire que manger bien est inutile. Cela veut dire que la pression est beaucoup moins grande qu'on ne vous l'a laissé croire.

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Ce dont votre corps a réellement besoin

L'allaitement consomme de l'énergie — environ 400 à 500 calories supplémentaires par jour. Ce n'est pas le moment des régimes restrictifs, ni des listes d'aliments interdits. C'est le moment de manger suffisamment, varié, et de vous écouter.

Voici les nutriments à surveiller en priorité, non pas parce que votre lait en manquera, mais parce que c'est vous qui pouvez en manquer si vous ne faites pas attention.

Le fer est souvent épuisé après l'accouchement, surtout en cas de perte de sang importante. Viandes rouges, légumineuses, lentilles, épinards, tofu — pensez à les associer à de la vitamine C pour en améliorer l'absorption.

Le calcium est essentiel pour vos os, qui donnent en priorité leurs réserves au lait. Produits laitiers, sardines avec arêtes, amandes, brocoli, graines de sésame — variez les sources.

Les oméga-3 participent au développement neurologique de bébé et à votre propre équilibre émotionnel. Poissons gras deux fois par semaine (sardines, maquereaux, saumon), noix, graines de lin.

La vitamine D est souvent déficitaire, surtout en hiver ou si vous manquez de soleil. Une supplémentation est fréquemment recommandée — parlez-en à votre médecin ou sage-femme.

L'hydratation enfin : produire du lait demande de l'eau. Pas besoin de vous forcer à boire des litres, mais restez attentive à votre soif — elle est souvent amplifiée pendant les tétées. Gardez toujours un verre d'eau à portée de main, y compris la nuit. Nos pyjamas d'allaitement ont des poches pour cette raison — les petits détails pratiques changent vraiment les nuits.

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Ce qu'il faut vraiment éviter — sans exagérer

C'est ici que les idées reçues sont les plus nombreuses. Faisons le tri honnêtement.

L'alcool : c'est la seule restriction vraiment sérieuse. L'alcool passe dans le lait maternel rapidement et dans des proportions similaires à votre taux sanguin. Si vous buvez un verre de vin, attendez au minimum deux heures avant la prochaine tétée pour que votre organisme ait eu le temps de l'éliminer. L'alcool ne se "chasse" pas du lait en tirant votre lait — seul le temps fonctionne.

La caféine : elle passe dans le lait, mais en quantité bien plus faible que ce qu'on vous dit souvent. Un à deux cafés par jour sont généralement bien tolérés. Les bébés sensibles peuvent être plus agités ou avoir plus de mal à dormir — observez votre bébé et adaptez en conséquence. Il n'y a pas de règle universelle.

Certains poissons riches en mercure : thon rouge, espadon, requin, marlin — à éviter ou limiter fortement pendant l'allaitement, comme pendant la grossesse. Préférez les petits poissons gras (sardines, maquereaux) qui cumulent les bénéfices sans les risques.

Les compléments alimentaires non validés : certaines tisanes, compléments ou "boosters de lactation" vendus sur internet ne sont pas anodins. Avant de consommer quoi que ce soit en dehors de votre alimentation habituelle, consultez un professionnel de santé.

C'est à peu près tout ce qu'il faut vraiment éviter. Le reste, on vous l'explique juste après.

Ce qu'on vous interdit à tort

C'est la partie de l'article qu'on aurait voulu lire dès le départ.

Le café : un à deux cafés par jour, c'est compatible avec l'allaitement pour la grande majorité des mamans. Si votre bébé semble particulièrement agité, réduisez et observez — mais il n'y a pas de raison de vous en priver par principe.

Le chocolat : la théobromine qu'il contient est présente en très faible quantité dans le lait. Sauf hypersensibilité avérée de votre bébé, le chocolat est tout à fait compatible avec l'allaitement. Savourez-le sans culpabilité.

Les épices et herbes aromatiques : ail, curry, cumin, basilic — ils peuvent légèrement modifier le goût de votre lait. Mais c'est une bonne chose : cela habitue votre bébé à la diversité des saveurs et facilite l'introduction des solides plus tard. Il n'y a aucune raison de manger fade.

Le chou, les légumineuses, les oignons : la grande peur des gaz. Sauf cas très rares, les glucides fermentescibles qui produisent des gaz chez vous ne passent pas dans votre lait — et donc ne produisent pas de gaz chez votre bébé. Mangez vos lentilles tranquillement.

Le gluten et les produits laitiers : sauf allergie ou intolérance diagnostiquée chez votre bébé, il n'y a aucune raison de les supprimer préventivement. Ces régimes d'exclusion sans diagnostic peuvent vous priver de nutriments importants.

Les aliments qui soutiennent la lactation

Certains aliments sont traditionnellement associés au soutien de la production de lait. La science est encore partielle sur le sujet, mais plusieurs d'entre eux ont des propriétés reconnues.

Aliment Pourquoi il peut aider
Flocons d'avoine Riches en fer et en bêta-glucanes, associés à une meilleure lactation dans de nombreuses cultures
Graines de fenugrec Galactogène traditionnel — mais à utiliser avec prudence et en faible quantité
Fenouil Propriétés galactogènes légères, agréable en tisane
Levure de bière Riche en vitamines B, fer et protéines, souvent recommandée en postpartum
Amandes Source de calcium, magnésium et bonnes graisses — une poignée par jour suffit
Dattes Énergie rapide et naturelle, riches en fer — idéales en collation lors des tétées nocturnes

Ces aliments ne sont pas des remèdes miracles. Une bonne hydratation, des tétées fréquentes et un repos suffisant restent les piliers les plus solides d'une lactation qui se maintient.

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Organiser ses repas quand on a un bébé : le vrai défi

La vraie difficulté de l'alimentation pendant l'allaitement n'est pas de savoir quoi manger. C'est de trouver le temps et l'énergie de manger tout court.

On oublie. On repousse. On mange debout, d'une main, froid. On saute des repas sans s'en rendre compte, et on réalise à 17h qu'on n'a eu que deux biscuits depuis le matin.

Quelques stratégies qui fonctionnent vraiment :

Préparer des snacks nomades accessibles d'une main : fruits, noix, fromage en portions, energy balls  que vous pouvez attraper pendant les tétées sans vous lever. Cuisiner en grande quantité quand vous avez de l'énergie et congeler des portions individuelles pour les jours sans. Accepter l'aide qu'on vous propose — et la rediriger vers la cuisine plutôt que vers le bébé. Demander explicitement à votre entourage de vous apporter à manger plutôt que des cadeaux pour bébé.

Pour vous accompagner pendant les tétées, nos débardeurs d'allaitement et nos t-shirts d'allaitement sont conçus pour que vous puissiez allaiter d'une main et manger de l'autre parce que la praticité du quotidien, c'est aussi ça.

Et si mon bébé réagit à quelque chose que j'ai mangé ?

Ça arrive, mais c'est moins fréquent qu'on ne le pense.

Si vous suspectez une réaction — bébé plus agité qu'à l'habitude, selles différentes, signes d'inconfort — notez ce que vous avez mangé dans les quatre à six heures précédentes et observez sur plusieurs jours. Une réaction ponctuelle n'est pas forcément liée à votre alimentation — les pics de croissance, les poussées dentaires, les changements de rythme peuvent tous provoquer de l'agitation.

Si une même réaction se répète systématiquement après un aliment spécifique, supprimez-le pendant deux semaines et observez. Si la situation s'améliore nettement, vous avez probablement votre coupable.

En cas de doute persistant, consultez votre pédiatre ou une consultante en lactation — ne faites pas de régimes d'exclusion larges sans accompagnement professionnel.

Manger bien, c'est aussi prendre soin de vous

L'alimentation pendant l'allaitement, ce n'est pas une liste de contraintes. C'est une invitation à prendre soin de vous — à vous nourrir correctement dans une période où votre corps donne beaucoup.

Une maman bien nourrie a plus d'énergie, récupère mieux, traverse plus sereinement les nuits difficiles et les journées intenses. Ce n'est pas de l'égoïsme — c'est exactement le même raisonnement que le masque à oxygène dans l'avion.

Chez 23 Mai Paris, on pense à votre confort à chaque tétée — de la coupe de nos t-shirts imprimés à la douceur de nos sweats d'allaitement. Parce que les mamans allaitantes méritent des vêtements aussi bien pensés que leur alimentation.

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